Lundi 28 septembre 2009
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19:39
ou comment vérifier une maxime pleine de bon sens...
J'ai passé un temps infini (= 1h30, énooorme à mon échelle) pour façonner cette fleur, toute de reliefs et minuscules dentelures, d'une finesse extrême (oui, bon, tout est relatif, mais là
c'est de moi qu'on cause, et pour moi, j'insiste, c'était d'une finesse extrême et pis c'est tout).
Une fois cuite, elle rendait superbement bien et j'étais fermement décidée à la monter en bague.
Mais, avec la prudence naturelle qui me caractérise (= chais pas ce qui m'a pris), j'ai décidé de consolider ma délicate fleurette. Pour ce faire, j'ai opté pour la résine et ses
caractéristiques naturellement durcissantes.
Las, irréparable erreur.
Car la résine durcit, certes. Mais elle fait aussi briller. Beaucoup. Vraiment beaucoup, beaucoup.
Bon, en même temps, je devrais le savoir depuis le temps... Mais là, j'ai benoîtement pensé que, passée au pinceau avec parcimonie, la résine durcirait mais sans gommer les détails, sans
écraser toute la pauvre subtilité que j'avais tenté d'insuffler à cette pièce... Pfff, impardonnable, la fille.
Et voilà comment ma gracieuse fleurinette, façonnée à la sueur de ma nuque courbée sur l'ouvrage, s'est transformée en une hideuse gelée dégoulinante, un hymne au kitsch rose et
or, bref, un désastre...